Parfois le plus difficile, n’est pas de rattraper son retard mais d’accepter qu’on est en retard. Surtout lorsqu’on a fourni d’énormes efforts pour ne pas l’être. Chacun des efforts consentis refusant de se savoir vain tend la main aux autres et ensemble érigent un mur contre l’acceptation de cette situation. Mais grande est la désillusion quand on l’accepte ; Car oui on fini par l’accepter, et le mur de contestation se transforme très vite en mur de lamentation.
A ce moment tout semble te le rabâcher aux oreilles même le chant des oiseaux se transforme en chant mortuaire annonçant la fin d’une glorieuse période bercée par l’illusion d’une situation qui très vite s’estompe.
L’illusion du savoir est plus terrible que la réalité de l’ignorance, sa disparition encore plus violente.
Lorsqu’on croit connaître et qu’on se fait rattraper par ce qu’on croyait trivial. Lorsqu’on pense évident ce dont on ignore tout. Lorsqu’on se croit au sommet et alors qu’on est plus bas que terre, la fausse chute peut être fatale. Se relever demande au fond du cœur rien qui s’apparente à l’orgueil. C’est à ce moment qu’un effort surhumain est nécessaire pour accepter son réel statut d’ignorant et se mettre au travail.
L’ignorant qui sait qu’il ignore mérite d’être enseigner, et l’ignorant qui croit qu’il sait doit être pendu. Ceci est une vérité qui doit être érigé en maxime populaire, plus haut que la déclaration des droits de l’homme.
Merci seigneur de mettre chaque jour sur mon chemin celui qui sait plus que moi, car je suis un mendiant, assis au carrefour de la pluridisciplinarité, je mendie la connaissance à tout passant qui sait, de toi une lettre de plus que moi.
