Confessions d’un fils
Epuisé, exténué par la fatigue d’un périple interminable.
Immobile, cloué au sol par le poids de la honte, et la masse de l’humiliation
Je puise dans mes dernières ressources, Bâ pour te rendre honneur
Le visage dirigé vers le sol ; C’est avec peine que je te fais appel
Oh toi guerrier a la sagaie habile et a la main virile qui serait les cous ennemis
Toi dont le pas les désemparait, et dont le cri les désarmais
Guerrier à la robustesse de buffle, fierté de la tribu, ton fils en est la honte.
Eternellement assis au carrefour de la mendicité internationale,
Je pense a toi et je doute de mon origine.
Oh toi, que l’on surnommait Kolo ni fassa
Qui planait sur le champ de bataille comme un aigle
N’acceptant dans tes rangs aucun frêle
Ta descendance est faible
Toi dont les lèvres de tous les griots d’Afrique avaient chanté la gloire
Toi par le courage de qui nous étions fiers du terroir
Toi que l’on appelait ‘‘fin djougou’’, ‘’Kolo ni fassa , Taka bé‘’
Oh toi illustre combattant aux milles noms
Tes enfants sont tous des poltrons.
Ennemi les uns des autres ils se poignardent
Comme tu poignardais l’ennemi
Oh toi chef de guerre qui dirigeait bataille avec maestria
Ta grandeur d’esprit s’oppose à ma médiocrité et ta maestria, à mon amateurisme.
Que répondrai-je donc quand je serai en face de toi ?
Yaffa m’man Bâ, ma sé ka kê i gnongonsi
(Pardonne moi père, je n’ai pas peu être comme toi)
« Rien n’est plus terrible pour une génération d’un peuple, que l’oubli des sacrifices par ses descendants. »
Cette citation prend encore plus de sens quand on la met dans le contexte nègre moderne, plus précisément quand il s’agit de dédommagement financier pour les crimes commis pendant la traite négrière et la colonisation.
Une telle proposition venant de l’occident n’est pas étonnante mais le plus écœurant est lorsque certains africains se font l’écho favorable de telles bassesses intellectuelles.
Quel mauvais commerce que celui la !!!
D’un coté on essaie par tous les moyens de mettre un terme à ces demandes de reconnaissance du plus grand crime de l’humanité, du plan grand hold up culturel, de la plus grande atteinte que l’on puisse faire à toute une race par une solution encore plus injurieuse que l’atteinte même.
De l’autre coté sous l’effet des symptômes d’une contamination par la cupidité occidentale on se laisse mener par le bout du nez et on essaie de brader la conscience, le passé commun de toute une race.
Nous ne nous sommes pas prêt en tout cas je ne suis pas prêt (et je l’assume) a effacer un jour ces faits de ma conscience à plus forte raison contre espèces sonnantes et trébuchantes.
Quelles odieuse et sordide proposition que celle la, que nous qualifions tout simplement de
DEGUEULASSE.
A l’heure ou la mondialisation sur tout les plans depuis l’économique jusqu’au culturel frappe à la porte de nos jeunes états, il est aberrant de voir certains chefs d’états africains opter pour un dédommagement monétaire de la traite négrière.
Je me suis permis d’effectuer un recensement sur la cité du l’école Africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme concernant leur avis sur le futur proche ou lointain de l’Afrique. La question était la suivante : Face à la situation actuelle de l’Afrique (guerre, famine, conflit ethnique, et j’en passe…) a votre avis l’Afrique pourra t’elle un jour aller mieux, c’est a dire améliorer sa situation ?
A cette question voici les pourcentages que nous avons récoltés :
70 % OUI
20 % NON
10 % JE N’EN SAIS RIEN
Le sondage continu en ligne il suffit de poster votre avis avec pourquoi pas des commentaires.
Il n’existe aucun peuple sur terre ne possédant pas de culture, tout peuple en possède une, cet ensemble de pratiques, de mœurs intrinsèque qui lui sont propre, qui en font sa particularité. Par ailleurs cette culture existe en chacun des constituants de la communauté, en chacun des individus de cette communauté.
Elle rejaillit en chaque individu pour constituer son identité, on ne peut nier le fait que chaque personne possède sa particularité, cette chose propre a lui qui fait qu’il pas et ne peut être une autre personne, son moi mais il est encore plus vrai qu’antérieurement a cet moi individuel existe un « nous » plus collectif, moins variable d’un individu a un autre ou plutôt invariant car en effet ce nous est un fond invariant , il demeure le même en tous les membres d’une même communauté digne de ce nom ; et la communauté nègre, noire, africaine n’échappe pas a cette maxime de la vie communautaire,dès lors le nègre a en son sein cette essence immuable et inaliénable sur laquelle il doit prendre appui en période difficile et qui le fonde ,le façonne lui donne cette particularité, cette personnalité nègre.
Elle est donc plus que le comportement c’est aussi l’ensemble de toute ces valeurs qui composées harmonieusement produisent cette conscience collective négro Africaine.
©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation