Perzan

Afrique

Je suis une reine

le 24/11/2007 à 17h23
Armées de résignation, les poumons gonflés à bloc de lâchetés, j’ai quitté le village très tôt pour que personne ne me voit.
Sur le chemin de la ville j’ai entendu le buisson pleurer, il pleurait avec la voie d’une femme, je me suis approché de lui et j’ai vu qu’il cachait une femme qui mourait, c’était une reine je le su par ses yeux, des yeux de reine on les reconnaît immédiatement.
Que pouvait bien faire une reine agonisante dans les buissons le long d’un sentier. Je voulu l’aider mais elle m’a dit, avec tout ce qui lui restait comme force:
« Ecoute moi et laisse moi mourir ensuite »

Je suis une reine
Aînée d’une famille de cinq enfants, dont mes propres enfants en sont la risée.

Je suis une reine
Dont les sujets ont déserté la cour,
Qui a échoué dans son devoir de régner sur l’empire,
Dont les subordonnés sont partis, mais pas sans l’avoir poignardée dans le dos.

Je suis une reine
Dont la couronne trop pesante a brisé le cou,
Dont La robe trop belle a fait des jalouses,
Dont les bracelets, trop serrés ont tranchés les poignées,
Dont La richesse a attiré trop de courtisans filous,
Dont la couronne d’or a été vendue à l’autre.

Je suis une reine
Dont le roi était fier, fort, digne et amoureux,
Dont le roi est mort au combat pour la défendre.
Dont la seule satisfaction résiste dans les souvenirs de son roi.

Je suis une reine
Battue et humiliée en public par ses propres enfants.
Vendue en esclave à l’étranger par ses enfants contre du pain, alors que ses seins sont pleins de lait.
Obligé à la prostitution pour survivre.

Je suis une reine mère
Qui a éduquer tous les enfants du royaume et même ceux d’ailleurs.
Qui a élevé et bercé et câliné ses futurs assassins.
Dont le cœur complote contre le foie,
Dont le foie espionne le poumon,
Dont les intestins s’entremêle pour mieux se déchirer.
Et qui termine son règne au bord d’un chemin.

Je suis une reine dont l’espoir de ne pas mourir misérablement repose sur les enfants adoptés de mes étrangleurs.
Je suis une reine dont la survie repose sur tes épaules, toi que l’on appelle Jeunesse.

Tags : reine africaine

Confession d'un fils

le 11/08/2007 à 17h47

Confessions d’un fils 


Epuisé, exténué par la fatigue d’un périple interminable.

Immobile,  cloué au sol par le poids de la honte, et la masse de l’humiliation
Je puise dans mes dernières ressources, Bâ pour te rendre honneur
Le visage dirigé vers le sol ; C’est avec peine que je te fais appel


Oh toi guerrier a la sagaie  habile et a la main virile qui serait les cous ennemis

 Toi dont le pas les désemparait, et dont le cri les désarmais
Guerrier à la robustesse de buffle, fierté de la tribu, ton fils en est la honte.
Eternellement assis au carrefour de la mendicité internationale,
Je pense a toi et je doute de mon origine.



Oh toi, que l’on surnommait Kolo ni fassa

Qui planait sur le champ de bataille comme un aigle 

N’acceptant dans tes rangs aucun frêle

Ta descendance est faible

Toi dont les lèvres de tous les griots d’Afrique avaient chanté la gloire

Toi par le courage de qui nous étions fiers du terroir

Toi que l’on appelait ‘‘fin  djougou’’, ‘’Kolo ni fassa , Taka bé‘’

 

Oh toi illustre combattant aux milles noms

Tes enfants sont tous des poltrons.
Ennemi les uns des autres ils se poignardent

Comme tu poignardais l’ennemi

Oh toi chef de guerre qui dirigeait bataille avec maestria

Ta grandeur d’esprit s’oppose à ma médiocrité et ta maestria, à mon amateurisme.

Que répondrai-je donc quand je serai en face de toi ?

Yaffa m’man Bâ,  ma sé ka kê i gnongonsi

(Pardonne moi père, je n’ai pas peu être comme toi)

 



 

Egaux ou pas ?

le 12/06/2007 à 18h10
Qui a dit qu'on naissait avec les mêmes chances ?

Une Bibliotheque de plus

le 11/12/2006 à 16h44

 


En Afrique un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle

Ki zerbo est parti rejoindre les ancêtres, Il incombe aux jeunes africains de lui rendre un vibrant hommage en assurant la relève.

Faisons en sorte que ses efforts ne soient pas vains.



 


I have a dream

le 02/09/2006 à 16h48
 [...] un jour, même l’État du Mississippi, un État étouffant d’injustice et d’oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice.

J’ai un rêve que mes quatre enfants appartiendront un jour à une nation où ils seront jugés non pas en fonction de la couleur de leur peau, mais en fonction de leur caractère.

J’ai un rêve aujourd’hui.

J’ai un rêve qu’un jour, en Alabama, avec ses racistes haineux et son gouverneur qui parle d’interposition et de nullification, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront prendre la main des petits garçons blancs et des petites filles blanches comme s’ils étaient frères et sœurs.

J’ai un rêve aujourd’hui.

Transcription de l’extrait du discours " I have a dream " prononcé le 28 août 1963

              par Martin luther king

 

Quel sale commerce

le 17/07/2006 à 19h59

« Rien n’est plus terrible pour une génération d’un peuple, que l’oubli des sacrifices par ses descendants. »

 



Cette citation prend encore plus de sens quand on la met dans le contexte nègre moderne, plus précisément quand il s’agit de dédommagement financier pour les crimes commis pendant la traite négrière  et la colonisation.

 



Une telle proposition venant de l’occident n’est pas étonnante mais le plus écœurant est lorsque certains africains se font l’écho favorable de telles bassesses intellectuelles.

 






Quel mauvais commerce que celui la !!!

 



D’un coté on essaie par tous les moyens de mettre un terme à ces demandes de reconnaissance du plus grand crime de l’humanité, du plan grand hold up culturel, de la plus grande atteinte que l’on puisse faire à toute une race par une solution encore plus injurieuse que l’atteinte même.

 



De l’autre coté sous l’effet des symptômes d’une contamination par la cupidité occidentale on se laisse mener par le bout du  nez et on essaie de brader la conscience, le passé commun de toute une race.

 



Nous ne nous sommes pas prêt en tout cas je ne suis pas prêt (et je l’assume) a effacer un jour ces faits de ma conscience à plus forte raison contre espèces sonnantes et trébuchantes.

 



Quelles odieuse et sordide proposition que celle la, que nous qualifions tout simplement de

 




 



DEGUEULASSE.

 






A l’heure ou la mondialisation sur tout les plans depuis l’économique jusqu’au culturel frappe à la porte de nos jeunes états, il est aberrant de voir certains chefs d’états africains opter pour un dédommagement monétaire de la traite négrière.

 


sondage

le 15/03/2006 à 12h16

Je me suis permis d’effectuer un recensement sur la cité du l’école Africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme concernant leur avis sur le futur proche ou lointain de l’Afrique. La question était la suivante : Face à la situation actuelle de l’Afrique (guerre, famine, conflit ethnique, et j’en passe…) a votre avis l’Afrique pourra t’elle un jour aller mieux, c’est a dire améliorer sa situation ?



 



A cette question voici les pourcentages que nous avons récoltés :



 



70 %    OUI


20 %   NON


10 %    JE N’EN SAIS RIEN



 



Le sondage continu en ligne il suffit de poster votre avis avec pourquoi pas des commentaires.


Negritude

le 16/02/2006 à 21h20

Il n’existe aucun peuple sur terre ne possédant pas de culture, tout peuple en possède une, cet ensemble de pratiques, de mœurs intrinsèque qui lui sont propre, qui en font sa particularité. Par ailleurs cette culture existe en chacun des constituants de la communauté, en chacun des individus de cette communauté.

 



Elle rejaillit en chaque individu pour constituer son identité, on ne peut nier le fait que chaque personne possède sa particularité, cette chose propre a lui qui fait qu’il pas et ne peut être une autre personne, son moi mais il est encore plus vrai qu’antérieurement a cet moi individuel existe un « nous » plus collectif, moins variable d’un individu a un autre ou plutôt invariant car en effet ce nous est un fond invariant , il demeure le même en tous les membres d’une même communauté digne de ce nom ; et la communauté nègre, noire, africaine n’échappe pas a cette maxime de la vie communautaire,dès lors le nègre a en son sein cette essence immuable et inaliénable sur laquelle il doit prendre appui en période difficile et qui le fonde ,le façonne lui donne cette particularité, cette personnalité nègre.

 



Elle est  donc plus que le comportement  c’est aussi l’ensemble de toute ces valeurs qui composées harmonieusement produisent cette conscience collective négro Africaine.

 




 




 


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