Confessions d’un fils
Epuisé, exténué par la fatigue d’un périple interminable.
Immobile, cloué au sol par le poids de la honte, et la masse de l’humiliation
Je puise dans mes dernières ressources, Bâ pour te rendre honneur
Le visage dirigé vers le sol ; C’est avec peine que je te fais appel
Oh toi guerrier a la sagaie habile et a la main virile qui serait les cous ennemis
Toi dont le pas les désemparait, et dont le cri les désarmais
Guerrier à la robustesse de buffle, fierté de la tribu, ton fils en est la honte.
Eternellement assis au carrefour de la mendicité internationale,
Je pense a toi et je doute de mon origine.
Oh toi, que l’on surnommait Kolo ni fassa
Qui planait sur le champ de bataille comme un aigle
N’acceptant dans tes rangs aucun frêle
Ta descendance est faible
Toi dont les lèvres de tous les griots d’Afrique avaient chanté la gloire
Toi par le courage de qui nous étions fiers du terroir
Toi que l’on appelait ‘‘fin djougou’’, ‘’Kolo ni fassa , Taka bé‘’
Oh toi illustre combattant aux milles noms
Tes enfants sont tous des poltrons.
Ennemi les uns des autres ils se poignardent
Comme tu poignardais l’ennemi
Oh toi chef de guerre qui dirigeait bataille avec maestria
Ta grandeur d’esprit s’oppose à ma médiocrité et ta maestria, à mon amateurisme.
Que répondrai-je donc quand je serai en face de toi ?
Yaffa m’man Bâ, ma sé ka kê i gnongonsi
(Pardonne moi père, je n’ai pas peu être comme toi)

Commentaires
Par KNZ le 23/09/2007 à 12h21
C'est l'un de mes préférés
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