Perzan

A toi guerrier

le 05/11/2005 à 21h09

Confessions d’un fils

 Epuisé, exténué par la fatigue d’un périple interminable.
Immobile,  cloué au sol par le poids de la honte, et la masse de l’humiliation 
Je puise dans mes dernières ressources, Bâ pour te rendre honneur
Le visage dirigé vers le sol ; C’est avec peine que je te fais appel
Oh toi guerrier a la sagaie  habile et a la main virile qui serait les cous ennemis
Toi dont le pas les désemparait, et dont le cri les désarmais
Guerrier à la robustesse de buffle, fierté de la tribu, ton fils en est la honte. 
Eternellement assis sous les arbres a mendier , 

 Je pense a toi et je doute de mon origine.
Oh toi, que l’on surnommait Kolo ni fassa 
Qui planait sur le champ de bataille comme un aigle 
N’acceptant dans tes rangs aucun frêle 
Ta descendance est faible 
Toi dont les lèvres de tous les griots d’Afrique avaient chanté la gloire 
Toi par le courage de qui nous étions fiers du terroir 
Toi que l’on appelait ‘‘fin  djougou’’, ‘’Kolo ni fassa ‘’, Taka bé 
Oh toi illustre combattant aux milles noms 
Tes enfants sont tous des poltrons. 
Ennemis les uns des autres ils se poignardent 
Comme tu poignardais l’ennemi 
Oh toi chef de guerre qui dirigeait bataille avec maestria 
Ta grandeur d’esprit s’oppose à ma médiocrité et ta maestria, à mon amateurisme. 
Que répondrai-je donc quand je serai en face de toi ? 

Yaffa m’man Bâ,  ma sé ka kê i gnongonsi

(Pardonne moi père, je n’ai pas peu être comme toi)

 


 



 


 



 


 



 


 



 


 



 


 



 


 



 


 

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