Perzan

L'illusion du savoir

le 24/03/2008 à 00h17

Parfois le plus difficile, n’est pas de rattraper son retard  mais d’accepter qu’on est en retard. Surtout lorsqu’on a  fourni d’énormes efforts pour ne pas l’être. Chacun des efforts consentis refusant de se savoir vain tend la main aux autres et ensemble érigent  un mur contre  l’acceptation de cette situation. Mais grande est la désillusion quand on l’accepte ; Car oui on fini par l’accepter, et le mur de contestation se transforme très vite en mur de lamentation.


A ce moment tout semble te le rabâcher aux oreilles même le chant des oiseaux se transforme en chant mortuaire annonçant la fin d’une glorieuse période bercée par l’illusion d’une situation qui très vite s’estompe.


L’illusion du savoir est plus terrible que la réalité de l’ignorance, sa disparition encore plus violente.


Lorsqu’on croit connaître et qu’on se fait rattraper par ce qu’on croyait trivial. Lorsqu’on pense évident ce dont on ignore tout. Lorsqu’on se croit au sommet et alors qu’on est plus bas que terre, la fausse chute peut être fatale. Se relever demande au fond du cœur rien qui s’apparente à l’orgueil. C’est à ce moment qu’un effort surhumain est nécessaire pour accepter son réel statut d’ignorant et se mettre au travail.


L’ignorant qui sait qu’il ignore mérite d’être enseigner, et l’ignorant qui croit qu’il sait doit être pendu. Ceci est une vérité qui doit être érigé en maxime populaire, plus haut que la déclaration des droits de l’homme.


Merci  seigneur de mettre chaque jour sur mon chemin celui qui sait plus que moi, car je suis un mendiant, assis au carrefour de la pluridisciplinarité, je mendie la connaissance à tout passant qui sait, de toi une lettre de plus que moi.

 


Tags : illusion, savoir

2 ans déja

le 03/01/2008 à 22h07

 

Au bout de deux ans d’écriture, des millions de lettres écrites, des milliers de virgules formés, des centaines de paragraphes découpés , des dizaines de textes parfois engagés, parfois réservés postés, ,une seule question : Cela en vaut il la peine ?

25 Octobre 2005 je postais la première page de mon blog.
Cela fait déjà 2 ans et bientôt deux mois que j’ai commencé à prendre plus de temps pour observer ce qui se passe à coté de moi. Ces choses parfois habituelles qu’on trouve anodines mais dont les sens et l’intérêt nous échappent.

Ces choses qu’on comprend ou pas, qu’on aime ou qu’on déteste, qu’on accepte ou qu’on rejette.
Décembre 2007 je comprends qu’écrire ce que je pense représente pour moi une façon de participer à changer le monde en attendant de pouvoir faire plus et mieux. Je pense que tous devraient écrire ou plutôt devrait faire ce par quoi il pense pouvoir changer le monde.

En deux ans, 32 articles 29 commentaires 874 visites, plus de 400 Téléchargements  dénotent d’un intérêt des autres pour ce que je fais, je trouve là un de mes objectifs atteint « Partager et toucher la plus de personnes possible en attirant leur attention sur ce qui se passe dans le monde et surtout sur le continent », mais en plus une intense satisfaction morale. Tout ceci  je pense constitue une bonne raison pour continuer c’est pourquoi je continuerai jusqu'à ce que la vie en décide autrement.

 Je te souhaite Joyeux anniversaire à mon blog

 


Tags : anniversaire, blog

Je suis une reine

le 24/11/2007 à 17h23
Armées de résignation, les poumons gonflés à bloc de lâchetés, j’ai quitté le village très tôt pour que personne ne me voit.
Sur le chemin de la ville j’ai entendu le buisson pleurer, il pleurait avec la voie d’une femme, je me suis approché de lui et j’ai vu qu’il cachait une femme qui mourait, c’était une reine je le su par ses yeux, des yeux de reine on les reconnaît immédiatement.
Que pouvait bien faire une reine agonisante dans les buissons le long d’un sentier. Je voulu l’aider mais elle m’a dit, avec tout ce qui lui restait comme force:
« Ecoute moi et laisse moi mourir ensuite »

Je suis une reine
Aînée d’une famille de cinq enfants, dont mes propres enfants en sont la risée.

Je suis une reine
Dont les sujets ont déserté la cour,
Qui a échoué dans son devoir de régner sur l’empire,
Dont les subordonnés sont partis, mais pas sans l’avoir poignardée dans le dos.

Je suis une reine
Dont la couronne trop pesante a brisé le cou,
Dont La robe trop belle a fait des jalouses,
Dont les bracelets, trop serrés ont tranchés les poignées,
Dont La richesse a attiré trop de courtisans filous,
Dont la couronne d’or a été vendue à l’autre.

Je suis une reine
Dont le roi était fier, fort, digne et amoureux,
Dont le roi est mort au combat pour la défendre.
Dont la seule satisfaction résiste dans les souvenirs de son roi.

Je suis une reine
Battue et humiliée en public par ses propres enfants.
Vendue en esclave à l’étranger par ses enfants contre du pain, alors que ses seins sont pleins de lait.
Obligé à la prostitution pour survivre.

Je suis une reine mère
Qui a éduquer tous les enfants du royaume et même ceux d’ailleurs.
Qui a élevé et bercé et câliné ses futurs assassins.
Dont le cœur complote contre le foie,
Dont le foie espionne le poumon,
Dont les intestins s’entremêle pour mieux se déchirer.
Et qui termine son règne au bord d’un chemin.

Je suis une reine dont l’espoir de ne pas mourir misérablement repose sur les enfants adoptés de mes étrangleurs.
Je suis une reine dont la survie repose sur tes épaules, toi que l’on appelle Jeunesse.

Tags : reine africaine

Stage terminé

le 23/09/2007 à 11h45
C pas mal hein. c moi qui l'ai fait

Confession d'un fils

le 11/08/2007 à 17h47

Confessions d’un fils 


Epuisé, exténué par la fatigue d’un périple interminable.

Immobile,  cloué au sol par le poids de la honte, et la masse de l’humiliation
Je puise dans mes dernières ressources, Bâ pour te rendre honneur
Le visage dirigé vers le sol ; C’est avec peine que je te fais appel


Oh toi guerrier a la sagaie  habile et a la main virile qui serait les cous ennemis

 Toi dont le pas les désemparait, et dont le cri les désarmais
Guerrier à la robustesse de buffle, fierté de la tribu, ton fils en est la honte.
Eternellement assis au carrefour de la mendicité internationale,
Je pense a toi et je doute de mon origine.



Oh toi, que l’on surnommait Kolo ni fassa

Qui planait sur le champ de bataille comme un aigle 

N’acceptant dans tes rangs aucun frêle

Ta descendance est faible

Toi dont les lèvres de tous les griots d’Afrique avaient chanté la gloire

Toi par le courage de qui nous étions fiers du terroir

Toi que l’on appelait ‘‘fin  djougou’’, ‘’Kolo ni fassa , Taka bé‘’

 

Oh toi illustre combattant aux milles noms

Tes enfants sont tous des poltrons.
Ennemi les uns des autres ils se poignardent

Comme tu poignardais l’ennemi

Oh toi chef de guerre qui dirigeait bataille avec maestria

Ta grandeur d’esprit s’oppose à ma médiocrité et ta maestria, à mon amateurisme.

Que répondrai-je donc quand je serai en face de toi ?

Yaffa m’man Bâ,  ma sé ka kê i gnongonsi

(Pardonne moi père, je n’ai pas peu être comme toi)

 



 

Egaux ou pas ?

le 12/06/2007 à 18h10
Qui a dit qu'on naissait avec les mêmes chances ?

L'immigrant

le 08/06/2007 à 18h14

La traversée du désert fut rude et pénible, les flots de poussière et de sable étaient portés par le vent sec de ce harmattan qui soufflait du nord au sud comme s’il voulait s’opposer a notre avancée.

Lassé de nous voir, notre lâcheté et nous, nos lâches visages de fuyards que nous n’oserions même pas voir dans des miroirs, nous sentant sans intérêt, le désert éprouvant laissa la place à sa demi sœur la mer. Elle était le dernier obstacle avant l’eldorado.
La barque avançait, dans cet immense étendue d’eau avec une difficulté qui n’avait d’égales que notre détermination et la grande peur qui nous figeait.

Peur, de quoi avions nous peur ?
Plus de retourner en Afrique, que de ne  pas pouvoir arrivé chez les blancs.

La mort dans la mer était préférable, à la honte du rapatriement dans nos terres.
La mort dans la mer plutôt que la honte dans nos terres.
L’océan calme, plat et immense.
Un calme qui nous terrorisait éveillait nos sens, alertaient nos esprits qui flambaient comme de l’essence.
Un calme bruyant, un peu comme le calme avant la tempête.

J’étais assis au milieu d’autres fuyards serrés les uns contre les autres dans une promiscuité des plus extrêmes, qui imprimait sur les visages ce calme inquiet. La première lueur du phare  arrachait tout le monde de son silence ; l’Europe n’était plus loin.

J’avais beau être ébloui, je restais perplexe face à cette situation que je ne comprenais guère, qu’était ce donc cette seconde lumière rotative.

Ce second phare rotatif, tel une girouette,
Ce phare-girouette,
Ce gyrophare.
Non je rêvais !
Non, je ne rêvais pas ! C’était bien un gyrophare de la police.

Si près du but !!!
Quel dommage, moi qui croyais que le chiffre sept portait bonheur, la huitième fois sera peut être la bonne.

De reour

le 19/03/2007 à 15h15
Je suis la. Ne vous en faites pas tout va bien, Ne tentez même pas de me mettre au garage c'est peine perdue. J'était juste un peu busy avec les cours, les recherches et tout ça. mais ça peut aller maintenant , j'ai un peu de temps à consacrer à ma pyramide

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